Signature électronique en France — Guide légal

La signature électronique est légalement reconnue en France et dans toute l'Union européenne par le règlement eIDAS (UE 910/2014). Pour la grande majorité des documents commerciaux, une signature électronique simple est valide et opposable.

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Le cadre juridique de la signature électronique en France

La signature électronique est reconnue en droit français depuis la loi du 13 mars 2000 portant adaptation du droit de la preuve aux technologies de l'information. Depuis le 1er juillet 2016, c'est le règlement européen eIDAS (UE 910/2014) qui constitue le cadre juridique de référence, s'appliquant directement dans tous les États membres de l'UE sans transposition.

L'article 25(1) d'eIDAS pose le principe fondamental : une signature électronique ne peut pas être refusée comme preuve en justice au seul motif qu'elle est sous forme électronique. Ce principe de non-discrimination garantit la valeur juridique des signatures électroniques simples pour les contrats commerciaux courants.

Les trois niveaux de signature eIDAS

1. Signature électronique simple (SES)

La SES est le niveau le plus accessible. Elle comprend toute donnée sous forme électronique jointe ou associée à d'autres données électroniques, utilisée par le signataire pour signer. Cela inclut une signature dessinée, tapée, ou une image de signature. La SES est appropriée pour la grande majorité des contrats commerciaux, NDA, bons de commande et documents RH. C'est le niveau créé par SigPDF.

2. Signature électronique avancée (AES)

La SEA doit être liée de manière unique au signataire, permettre d'identifier le signataire, être créée à partir de données sous le contrôle exclusif du signataire, et permettre de détecter toute modification ultérieure des données. Elle repose sur des certificats cryptographiques et est recommandée pour les transactions bancaires, assurances et marchés publics.

3. Signature électronique qualifiée (QES)

La SEQ est le niveau le plus élevé. Elle a la valeur légale équivalente à une signature manuscrite (article 25(2) eIDAS). Elle nécessite un dispositif de création de signature qualifié (QSCD) et un certificat qualifié délivré par un prestataire de services de confiance qualifié (QTSP). Elle est requise pour certains actes juridiques spécifiques.

Documents exclus de la signature électronique en France

  • Actes notariés — Ventes immobilières, donations, testaments : nécessitent l'intervention d'un notaire
  • Actes d'état civil — Contrats de mariage, reconnaissance d'enfant
  • Certains actes sous seing privé — Nécessitant des témoins physiquement présents

Pour tous les documents commerciaux courants — contrats de prestation, NDA, bons de commande, contrats de travail, factures, conventions, CGV — la signature électronique simple est légalement valide en France.

Comment signer un PDF en France avec SigPDF

  1. Ouvrez votre PDF dans l'éditeur ci-dessus
  2. Créez votre signature en dessinant, tapant ou important une image
  3. Placez votre signature sur le document
  4. Téléchargez le PDF signé

Questions fréquentes

La signature électronique est-elle légalement valide en France ?
Oui. La signature électronique est légalement reconnue en France depuis la loi du 13 mars 2000 et, depuis 2016, par le règlement européen eIDAS (UE 910/2014) qui s'applique directement dans tous les États membres de l'UE, y compris la France.
Quels sont les trois niveaux de signature électronique en France ?
Le règlement eIDAS définit trois niveaux : la signature électronique simple (SES), adaptée aux contrats commerciaux courants ; la signature électronique avancée (AES), avec des certificats cryptographiques pour les transactions à plus haute valeur ; et la signature électronique qualifiée (QES), équivalente légalement à une signature manuscrite.
Quel niveau de signature faut-il pour un contrat commercial en France ?
Pour la grande majorité des contrats commerciaux en France — contrats de prestations, NDA, bons de commande, contrats de travail, etc. — une signature électronique simple (SES) est légalement suffisante. La signature qualifiée (QES) n'est requise que dans des cas spécifiques définis par la loi.
Quels documents ne peuvent pas être signés électroniquement en France ?
Certains actes sont exclus ou nécessitent des formalités particulières : les actes notariés (vente immobilière, donation, testament), les actes sous seing privé nécessitant deux témoins, et certains actes d'état civil. Pour ces documents, consultez un notaire ou un juriste.
SigPDF crée-t-il une signature valide en France ?
Oui. SigPDF crée des signatures électroniques simples (SES) conformes à la définition de l'article 3(10) d'eIDAS. Ces signatures bénéficient du principe de non-discrimination de l'article 25(1) : elles ne peuvent pas être refusées en raison de leur seule nature électronique.
Le RGPD s'applique-t-il à l'utilisation de SigPDF ?
SigPDF traite vos documents entièrement dans votre navigateur. Aucune donnée personnelle contenue dans vos documents n'est transmise à SigPDF ni stockée sur nos serveurs. Cette architecture côté client minimise considérablement les obligations RGPD liées à l'utilisation de l'outil.
Comment prouver qu'un document a été signé électroniquement en France ?
Pour une signature électronique simple, la preuve repose sur un faisceau d'indices : le document signé, les échanges d'emails ayant précédé la signature, et tout autre élément contextuel. Pour une preuve plus robuste, une signature qualifiée avec un prestataire de confiance accrédité eIDAS est recommandée.